le blog d'Emmanuel Maurel

actualités, politique, littérature, culture

04 octobre 2009

Univesité de rentrée : les vidéos

Les vidéos des universités de rentrée Un monde d'avance sont désormais disponible sur le site d'un monde d'avance

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27 septembre 2009

Université de rentrée d'Un monde d'avance


La bataille des idées

Atelier animé par Emmanuel Maurel avec Caroline Fourest, Gérard Contremoulin, Pascal Binczak, Aquilino Morelle

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25 septembre 2009

Un monde d'avance : universités de rentrée

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24 septembre 2009

A contre courant

Paru dans Mediapart, dans l'édition Socialisme Hors les murs.

Confit dans son immobilisme, paralysé par ses querelles internes, incapable d'initiatives, frileux : depuis la déroute du PS aux européennes, nombre de commentateurs, relayés par la droite et quelques « esprits libres », s'en donnent à cœur joie pour tirer sur l'ambulance rose (...) Lire la suite

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30 août 2009

Universités d'été du Parti socialiste, la Rochelle 2009


Séance d'ouverture : Emmanuel Maurel

envoyé par PartiSocialiste. - L'info internationale vidéo.


Séance de cloture :  Emmanuel Maurel

envoyé par PartiSocialiste. - L'info internationale vidéo.

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26 août 2009

A contre courant

Paru dans Mediapart, dans l'édition Socialisme Hors les murs

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08 juin 2009

Littérature (et cinéma) : ouvrier(e)s, le retour ?

Grandeur et décadence cu roman social. Paru dans La revue socialiste, avril 2009.

Nous sommes à la fin du premier XIXème siècle. La France devient industrielle et capitaliste, la bourgeoisie s’enrichit et prend le pouvoir. Par réaction, des idéologies fleurissent (les socialistes utopiques, puis le marxisme), des enquêtes sociales paraissent (Villermé), une littérature prend naissance. Lire_la_suite

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Littérature (et cinéma) : ouvrier(e)s, le retour ?

Grandeur et décadence du roman social. Paru dans La revue socialiste, avril 2009.

Nous sommes à la fin du premier XIXème siècle. La France devient industrielle et capitaliste, la bourgeoisie s’enrichit et prend le pouvoir. Par réaction, des idéologies fleurissent (les socialistes utopiques, puis le marxisme), des enquêtes sociales paraissent (Villermé), une littérature prend naissance. Lire_la_suite

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17 mars 2009

L'expérience italienne

Deux mois après une sévère défaite dans les Abruzzes, le tout nouveau "Parti démocrate" italien a subi une nouvelle déculottée à l'occasion des élections régionales en Sardaigne. Battu aux législatives d'avril 2008 par la coalition emmenée par Berlusconi, le parti de Walter Veltroni comptait sur les consultations locales, dans un contexte de crise, pour se refaire une santé. C'est raté. L'ancien marie de Rome en a tiré les conséquences, en démissionnant illico (...) Lire_la_suite

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05 mars 2009

partage salaires profits : débat

Ci jointe ne tribune écrite par mes amis Paul Quilès et David Cayla, membres, comme moi, du club Gauche Avenir. Il a été publié dans Libération du 5 mars 2009.

C'est une réponse à un texte paru dans ce quotidien et qui se montrait critique à l'égard de la gauche, à propos du partage entre les salaires et le profit.
Ce thème sera, parmi bien d'autres, abordé dans le Forum que nous préparons pour examiner les conséquences de la crise économique et les réponses qu'il faut y apporter.
                                          
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Dans Libération du 18 février, Grégoire Biseau sermonnait la gauche qui, selon lui, se serait « enlisée » dans un discours falsificateur sur le partage entre salaire et profit. S'appuyant sur les travaux de Thomas Piketty et de Denis Clerc, il affirmait que cette répartition serait stable depuis 1988 et proche de ce qu'elle était dans les années 60. Il fustigeait les hommes politiques qui évoquent la diminution relative des salaires par rapport aux revenus du capital et qui font preuve d'une « habile mauvaise foi politicienne ».

           Nous ne partageons ni son analyse ni son jugement. Reprenons en effet ses deux critiques, en les confrontant à des données incontestables.

1-    « Aucun économiste de gauche qui a un peu travaillé sur la question n'affirme le contraire ».

Cette affirmation légèrement polémique ne tient pas. Il suffit de lire par exemple les travaux de Michel Husson, qui répond point par point à l'analyse de Denis Clerc et qui montre que la part des salaires dans l'économie a diminué de 4,6 points entre 1968 et 2006. Husson n'est d'ailleurs pas le seul. La Commission européenne est arrivée au même constat dans un récent rapport[1]. Même Alan Greenspan s'en est publiquement inquiété dans une interview au Financial Time[2]. D’autres études très sérieuses -trop nombreuses pour être toutes évoquées ici- montrent que, dans presque toutes les économies développées, la part des salaires dans la valeur ajouté a diminué et diminue encore.

2-    « Rien dans les statistiques » ne révèlerait un changement dans la répartition des richesses depuis 1988.

C’est inexact : considérons des chiffres simples et non des reconstructions alambiquées, sur des bases plus ou moins idéologiques. Entre 1988 et 2007, la richesse par habitant a augmenté de 33% (statistique de l'INSEE, disponible sur Internet et facilement vérifiable). Pendant la même période, le pouvoir d'achat du salaire net moyen n'a augmenté que de 11,6%, alors que les revenus des actionnaires[3] ont augmenté de 332%. On ne voit pas comment cet écart pourrait s'expliquer dans le cadre d'un partage « stable ».

           Il est regrettable que ce débat se soit focalisé sur le fameux concept de répartition de la valeur ajoutée. Il s'agit de ce que les économistes appellent la « répartition primaire », c'est à dire la répartition avant que les administrations interviennent et imposent de nouvelles règles de partage. Or, les administrations représentent plus de la moitié du PIB et leur action n'est pas neutre. C’est ainsi que, depuis 1988, le coût de la sécurité sociale a augmenté de 18,5% du PIB à 22%, ce qui s’explique par le fait que la France a vieilli et que les retraités sont plus nombreux. C'est le prix de notre modèle social, mais sur qui a pesé ce coût ? Pas sur les entreprises, dont l'effort en matière de cotisations sociales a diminué sur la même période. Si l’on appliquait aux entreprises d'aujourd'hui le taux de cotisations sociales de 1988, on dégagerait près de 20 milliards d'euros de ressources supplémentaires pour la sécurité sociale, de quoi combler largement le célèbre « trou de la sécu » !

           Les salariés sont donc bien les grands perdants du partage des richesses en France, puisqu’au cours des 20 dernières années, l'augmentation des revenus salariaux a été inférieure à l'augmentation de la richesse créée, alors que les revenus des actionnaires ont été multipliés par quatre. De plus, la politique fiscale a protégé les entreprises en faisant peser sur les seuls ménages le coût du vieillissement de la population.

           C'est tout à l'honneur de la gauche de dénoncer cette baisse des salaires dans le partage des richesses, de montrer que l’insuffisance de pouvoir d’achat des salaires est une des causes de la crise et de se battre pour plus de justice. 


1-  Employment in Europe 2007, Chapter 5: The Labour Income Share in the European Union (site Internet de l'UE).

2-    Guha K., « A global outlook », Financial Times, 16 septembre 2007.

3-  Entre 1988 et 2007, les profits distribués aux sociétés non financières sont passés de 17,7 milliards d'euros à 76,6 milliards.

Posté par Emmanuel Maurel à 12:25 - Lectures - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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