23 novembre 2007
lancement d'un comité national pour un référendum
La tenue d'un référendum sur le traité de Lisbonne est une ardente nécessité démocratique. C'est pourquoi des personnalités diverses, dont certaines avaient déjà pris l'initiative d'appels et de pétitions en faveur de cette consultation populaire, ont décidé de rassembler leurs efforts dans un Comité national pour le référendum. Le CNR s'adresse à tous ceux, quelle que soit leur opinion sur le nouveau traité, qui affirment la nécessité que le suffrage universel se prononce sur ce traité. Vous trouverez ci-dessous et ci-joint le texte de l'appel et la liste des premiers signataires. Un site est ouvert à l'adresse www.nousvoulonsunreferendum.eu . Une affiche sera disponible dans les prochains jours. Vous aussi, exigez que la décision revienne aux citoyens, soutenez la démarche du Comité National pour un Référendum.
Appel du Comité National pour un Référendum
Un nouveau traité -dit traité de
Lisbonne- vient d'être approuvé par les dirigeants européens suite au
rejet du projet de traité constitutionnel refusé majoritairement par
les Français et les Néerlandais lors des référendums de mai et juin
2005.
C'est donc à nouveau le suffrage universel qui doit trancher par référendum.
Sur
un sujet qui a tant d'influence sur la vie de chacun et l'avenir de la
France, l'organisation d'un nouveau référendum est une exigence
démocratique majeure pour notre pays. C'est aussi une nécessité pour la
construction européenne qui doit être fondée sur l'adhésion des peuples
et la souveraineté populaire.
Seule une mobilisation sans précédent
des citoyens peut obliger le président de la République à organiser un
référendum. Il y sera contraint s'il n'obtient pas, début 2008, 3/5 des
suffrages exprimés des parlementaires pour la modification préalable de
la Constitution française, nécessaire à la ratification du nouveau
traité européen. Ainsi les députés et les sénateurs ont le pouvoir
d'imposer le référendum, en votant contre cette révision de notre
Constitution.
C'est pourquoi des personnalités diverses, les
signataires de différents appels déjà lancés sur ce sujet, ont décidé
de rassembler leurs efforts au sein d'un Comité National pour un
Référendum.
Nous appelons en urgence toutes celles et tous ceux qui
sont attachés à la démocratie et à une Europe fondée sur l'adhésion des
peuples, qu'ils soient pour ou contre ce nouveau traité, à nous
rejoindre pour empêcher un déni de démocratie et exiger la tenue d'un
référendum.
Premiers signataires : ABERGEL Gilbert, Ancien grand maître GODF; AGUIRRE Léonce, LCR; AMARA Jean-Claude, Droits devant!; ARIES Paul, Politologue; ATTAR Michèle, Gauche Avenir; AUTAIN Clémentine, Mensuel Regards; AUTAIN François, Sénateur MRC; AZAM Geneviève, Attac France; BACQUET Jean-Paul, Député PS; BATAILLE Christian, Député PS; BAVAY Francine, Les Verts; BEN HIBA Tarek, Alternative citoyenne; BEN SADIA Hamida, Alternative citoyenne; BERGE-LAVIGNE Maryse, Sénatrice PS; BEYNEL Eric, Syndicaliste douanier; BOISLAROUSSIE Jean-Jacques, Les Alternatifs; BORE Jean-Paul, Membre du comité des régions d'Europe, PCF; BORVO-COHEN SEAT Nicole, Sénatrice PCF; BOUMEDIENE Alima, Sénatrice Les Verts; BOURGAIN Michel, Les Verts; BOVE José, ; BRAY Florence, Cactus/La gauche!; BUFFET Marie-George, Secrétaire nationale du PCF; CABANES Claude, Journaliste, Gauche Avenir; CANDAR Gilles, Historien; CARASSUS Pierre, MARS - Gauche Républicaine; CASSEN Bernard, Journaliste, association Mémoire des Luttes; CHERFI Madjid, Chanteur de Zebda ; CHEVENEMENT Jean-Pierre, Ancien ministre, président d'honneur du MRC; CHOMBEAU Christiane, Journaliste; CIRERA Daniel, PCF; COCQ François, MARS - Gauche Républicaine; COLLOMBAT Pierre-Yves, Sénateur PS; COQUEREL Eric, MARS - Gauche Républicaine; CORCUFF Philippe, Sociologue; COTTA Jacques, Journaliste et réalisateur; COUPE Annick, Union syndicale Solidaires; COURS-SALIES Pierre, Coordination des collectifs antilibéraux; DAURIAC Jean-Francis, Observatoire de la Démocratie; DEBONS Claude, Ancien animateur du Collectif du 29 mai; DEBREGEAS Georges, Sauvons la Recherche; DEFROMENT René, Syndicaliste; DELAPIERRE François, PRS; DELUCHAT André, Ancien responsable syndical national; DELY Renaud, Journaliste; DENIS Ariel, Mouvement de la Paix; DESALLANGRE Jacques, Député; DESESSARD Jean, Sénateur Les Verts; DETHYRE Richard, Sociologue; DIEHLMANN Françoise, Forum de la Gauche Citoyenne; DOLEZ Marc, Député PS; DOUAT Rémy, Mensuel Regards; DREYFUS-SCHMIDT Michel, Sénateur PS; ECKERT Christian, Député PS; FERREIRA Anne, Député européen PS; FILOCHE Gérard, D&S; FOURNEYRON Valérie, Député PS; FOURRE Jacques, Responsable associatif; FRANCO Hélène, Magistrate ; GADREY Jean, Economiste; GARRIDO Raquel, PRS; GARROUSTE Laurent, Inspecteur du travail; GAUTHIER Elisabeth, Transform!; GAYSSOT Jean-Claude, Ancien ministre; GENEREUX Jacques, Economiste; GIRAUD Joel, Député PRG; GONNEAU Jean-Luc, Cactus/La gauche!; GUERIN Julien, D&S; HALPHEN Eric, Magistrat, écrivain; HARRIBEY Jean-Marie, Attac France; HEBERT Jean-Paul, Economiste; HUSSON Michel, Economiste; HUTIN Christian, Député MRC; JANQUIN Serge, Député PS; JOURNET Alain, Sénateur PS; KHALFA Pierre, Union syndicale Solidaires; KRIVINE Alain, LCR; LAIGNEL André, Député européen PS; LAMBERT Jérôme, Député PS; LANGLOIS Bernard, Journaliste; LE NEOUANNIC Pascale, PS; LE STRAT Claire, Politiste; LE STRAT Anne, Les Verts; LEFEBVRE Rémi, Universitaire; LEFORT Jean-Claude, Député honoraire; LEMAIRE Gilles, Ecologiste, faucheur volontaire; LIENEMANN Marie-Noëlle, Député européen PS; LORAND Isabelle, Médecin; MANDRAUD Isabelle, Journaliste; MANGENOT Marc, Economiste-sociologue; MANGEOT Philippe, Enseignant; MARQUAILLE Jeaninne, Forces Militantes; MARTELLI Roger, Fondation Copernic; MASSIAH Gus, CEDETIM-IPAM; MAUREL Emmanuel, Parti Pris; MELENCHON Jean-Luc, Sénateur PS, président de PRS; MERIEUX Roland, Les Alternatifs; MERME Henri, Les Alternatifs; MESQUIDA Kleber, Député PS; MEXANDEAU Louis, Ancien ministre, Forces Militantes; MICHEL Jean-Pierre, Sénateur PS; MICHEL Jean, Député PS; MLATI Fatiha, Cactus/La gauche!; NAÏR Sami, MRC; NATHANSON Jean-Michel, Union syndicale Solidaires; NAUDY Michel, Journaliste; NERI Alain, Député PS; PELLETIER Willy, Sociologue, coordinateur géneral de la Fondation Copernic; PICQUET Christian; QUILES Paul, Ancien ministre, Gauche Avenir; REVOL René, Vice-président de PRS; REYNAUD Marie Line, Député PS; ROGEMONT Marcel, Député PS; ROUSSEAU Michel, Marches Européennes; ROUSSEL Roselyne, D&S; SALESSE Yves, ; SANDRIER Jean-Claude, Député PCF; SARRE Georges, MRC; SIEFFERT Denis, Journal Politis; SIRE-MARIN Evelyne, Magistrate, co-présidente de la Fondation Copernic; SOUDAIS Michel, Journaliste; SPIZZICHINO Robert, Forces Militantes; TEPER Bernard, UFAL; TRICOT Catherine, Mensuel Regards; TROUVE Aurélie, Attac France; VACHERON Raymond, Syndicaliste; VACHETTA Roselyne, LCR; VENTURA Christophe, Mémoire des Luttes; VIDALIES Alain, Député PS; ZARKA Pierre, OMOS
14 novembre 2007
les incendiaires
L’incendiaire
Six mois déjà ! Et des foyers allumés un peu partout ! Sarkozy avait promis la rupture tranquille. Les Français subissent plutôt la continuité brutale. Continuité car l’équipe UMP poursuit l’œuvre de Villepin et Raffarin, prélude à la grande révolution libérale rêvée par l’UMP. Brutale car Fillon, Bertrand, Lagarde and co ne se donnent même pas la peine de faire semblant. Ce n’est pas un hasard si la première décision du gouvernement visait à exonérer d’impôts une poignée de privilégiés. Le « paquet fiscal », c’est le pêché originel de Sarkozy : une mesure à la fois très coûteuse et très injuste. Mais aussi une façon d’annoncer la couleur : dès le départ, fixer l’objectif (la redistribution à l’envers) et la méthode (le passage en force). Depuis six mois, le gouvernement est fidèle à cette feuille de route. L’adoption des franchises médicales restera emblématique d’une politique qui ne fait de cadeaux qu’aux plus riches !
Les mouvements de protestations auxquels nous assistons aujourd’hui mettront-ils un coup d’arrêt à la rupture sarkozienne ? Rien n’est moins sûr. Les grévistes de la SNCF ou de la RATP ont mauvaise presse. Medias, patronat et responsables politiques n’ont cessé, depuis des lustres, de nous alerter sur « ce scandale des régimes spéciaux ». Il est toujours plaisant de voir les puissants fustiger les privilèges des petits. Mais cette stratégie visant à opposer les salariés les uns aux autres, soutenue à grand renfort de tribunes, porte ses fruits. Au point que l’on en vient à considérer comme extraordinaire le fait que plus de 40% des « sondés » résistent aux opérations de propagande !
Le gouvernement poursuit un objectif : la victoire sur le mouvement syndical. C’est pour lui l’assurance de pouvoir passer « tranquillement » aux choses sérieuses en 2008 : la réforme du régime général des retraites, avec à la clé l’augmentation de la durée de cotisation (42 ? 43 annuités ?) et la baisse du montant des pensions. C’est dire si l’épreuve de force qui s’engage aujourd’hui est importante.
Elle ouvre une période de confrontations intense, sur fond de baisse générale du pouvoir d’achat. Car la ronde des mécontents n’en finit pas de grossir. Détresse des pêcheurs victimes de l’augmentation des prix des carburants, malaise étudiant suite à la réforme Pécresse, colère des professions juridiques et des élus locaux contre la réforme de la carte judiciaire, grève dans la fonction publique pour protester contre les suppressions de poste : ces maudits Français, rétifs aux remèdes de cheval, protestent et manifestent. Voilà bien, de notre point de vue, une raison de ne pas désespérer.
06 novembre 2007
Gauche Avenir: pour un référendum sur le mini-traité
Mon intervention lors du débat sur le traité européen organisé par le club Gauche Avenir.
05 novembre 2007
Scandales
Au moment où le gouvernement réfléchit à une dépénalisation du droit des affaires, les scandales Clearstream, EADS, et aujourd'hui IUMM rappellent à point nommé que la transparence à laquelle la droite se dit attachée ne fait pas partie des règles d'or du capitalisme français.
L'existence d'une caisse noire à la disposition du patronat de l'industrie métallurgique, d'un montant de plusieurs centaines de millions d'euros constitue bien, comme le soutient Bernard Thibault, un véritable « scandale national ». L'utilisation de cette manne financière faramineuse reste encore largement inconnue, même si les amis de Monsieur Gautier-Sauvagnac ont pris soin de préciser qu'elle servait à « fluidifier le dialogue social ». On évoque, pèle mêle, le soutien d'opérations anti grève, le financement d'études conciliantes voire l'encouragement à la création de syndicats locaux bienveillants.
Loin donc de nier l'existence d'une telle caisse noire, une partie des dirigeants patronaux semble assumer pleinement, voire revendiquer, la mise à disposition d'un fonds de réserve occulte pour financer des pratiques qu'on devine douteuses. La stratégie de défense de Monsieur Gautier-Sauvagnac, que rien n'arrête, consiste à sous entendre que les syndicats de salariés bénéficiaient en partie des largesses du patronat. Sans, évidemment, avancer la moindre preuve étayant cette affirmation.
Ce qui est certain, en revanche, c'est bien le retrait en liquide de sommes astronomiques sur des comptes bancaires de l'IUMM entre 2000 et 2007. Les policiers de la brigade financière ont d'ailleurs déjà mené plusieurs perquisitions.
Le gouvernement est prompt à traquer les prétendus privilèges des salariés, à encourager les gueux, victimes de la hausse des prix, à se serrer la ceinture. Il est curieusement discret aujourd'hui que les pratiques des puissants et des vrais privilégiés sont révélées au grand jour. C'est aussi cela, la rupture tranquille...
